C'était déjà l'occasion, comme le dira plus tard Barbot dans téléboborama, l'art de peindre "des portraits à la Prévert mâtinés de Reiser", des scénettes dignes de Brassens ou de Pierre Perret.
Toujours est-il que "C'est dimanche" est alors passé en boucle sur ma platine puis dans l'autoradio (sur les plages de nice en partant en vacances, Capitale Santé en rentrant (bien trop tôt) sur Paname). A l'instar d'une chanson sans calcium chantée jadis par d'autres comiques tripiers, les opus des Escrocs et d'Éric Toulis (plutôt enrichies en Glucuronamide) devraient avoir une vignette de sécurité sociale pour demander un remboursement intégral.
Aujourd'hui, les albums des Escrocs sont épuisés et ne sont même plus référencés à la FNAC, ce qui donnerait (hélas) raison à Emmanuel de Buretel, quand l'ex PDG de VIRGIN FRANCE déclarait "Les Escrocs, vous êtes mon plus bel échec!". Certains espèrent même se faire du beurre (qu'est-ce qu'on f'rait pas pour de l'argent!), puisque les quelques exemplaires encore disponibles sont vendus à prix d'or comme articles de collection sur les boutiques en ligne. Heureusement qu'ils sont depuis peu sur les plateformes de téléchargement légal. Pour ceux qui aiment encore l'objet rond avec un livret papier, il est prévu qu'ils soient réédités par Mosaïc Music Distribution. J'espère goulument quelques inédits à cette occasion !
Tout ça pour dire qu'avant que les gens ne découvrent un inconnu rigolo(dixit une
Afin que les vrais talents ne naissent pas posthumes encore une fois, il faut donc rendre hommage à Éric Toulis pour ses opus solos, qui, tout en étant dans la continuité du groupe, offrent une palette musicale renouvelée, plus jazz et intimiste, mais toujours aussi drôle et attachante. Avec son admirable compère Brahim Haïouani à la contrebasse, Toulis était hier soir au Théatre Trévise le troubadour d'un concert aussi génial que touchant (dixit ma femme : "quand il chante, il est beau ce mec !"). Les zygomatiques ont été -c'est toujours le cas sur scène avec lui, mis à rude épreuve, pour un spectacle jubilatoire, plein de clins d'œil et de sketchs.
Pour le futur CD/DVD idoine, il manquera sans doute quelques chansons qui valent le coup sur scène (la dame pipi, dans les cocktails, les poches, la femme des autres, la tour Eiffel, Miss France...) mais nous avons eu droit à de beaux morceaux (dont les très sensibles atelier du pépé et le vélo bleu) et aux incontournables scéniques : la contrebasse façon Lacombe (1), les chasseurs et le geoges-bensonien Gare aux morilles.
Eric a mouillé sa chemise (bayrouiste) pour nous offrir un beau spectacle. L'entrée était libre... et comme ils disent au Limonaire,la sortie l'était moins ! Un tel concert dans cette intermitière valait bien selon moi le

http://www.toulis.com/
(1) Ah, le souvenir impérissable de TSF sur scène...